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Ébauche d’un profil Process Com de Jésus de Nazareth

Ébauche d’un profil Process Com de Jésus de Nazareth – Version Intégrale –
 

Ébauche d’un profil Process Com de Jésus de Nazareth

– Jérôme Lefeuvre – Cet article est une permission que je me donne et qui n’engage que moi. Dit autrement, je suis engagé dans un projet de vie qui me tient à cœur, l’art de la traduction. Saviez-vous que le Saint Patron des traducteurs n’est autre que Hieronimus, à savoir Saint Jérôme. Si j’aime autant la Process Com c’est aussi parce que ce modèle offre un moyen immédiat de traduire les intentions, les besoins, les envies, les peurs. Seulement voilà, traduire c’est souvent trahir. L’exemple du Nouveau Testament et de ses multiples réécritures et censures, est passionnant. Cette œuvre protéiforme à auteurs multiples, est pleine de détours, d’interprétations et de trahisons du sens premier. Des auteurs originaux présumés, Marc, Luc, Mathieu et Jean en passant par les moines copistes enthousiastes, recopiant les textes sacrés, combien de modifications et réinventions pourrions-nous craindre ? Chacun est venu y mettre sa discrète, et pas toujours courageuse, relecture. Saint Jérôme, lui-même, y a participé puisque nous lui devons la traduction de la Bible du Grec vers le Latin. Traduction ! Trahison ! L’humilité s’impose lorsque nous interprétons un texte. C’est avec humilité que je propose celui-ci.

Prologue : Process Com

jl-avec-taibi-kahler-1C’est l’été 1997, à Vincennes, je passe mon examen de certification Process Com avec le spectaculaire Docteur Taibi Kahler. Je l’attendais avec impatience cet homme dont les travaux ont contribué à changer ma vie et plus tard à en vivre. A la fois imposant et simple, puissant et généreux, ce géant de presque deux mètres, toujours le sourire aux lèvres, s’il n’est pas en train de réfléchir, a confirmé en quelques minutes seulement la légende que je m’étais faite de lui. Je voulus instantanément trouver ma place dans son environ, ne pas prendre le risque qu’il devînt un étranger après cette semaine d’examen. Dès l’année suivante, je suis assis à sa droite, traducteur simultané, et resterai dans ce rôle à chacune de ses visites en France pour de longues années. Depuis, j’ai poursuivi ma passion et mes recherches sur son modèle. En 2006 je passerai l’examen de Master Trainer chez lui à Little Rock dans l’Arkansas et en 2014, à Tokyo, il me décernera le titre prestigieux de Certifying Master Trainer. En cet été 1997, je profite sans scrupules de chaque minute de son animation de notre examen. Pour alléger le rythme des épreuves d’examen successives dans notre groupe de quinze, le Dr Kahler entreprend de présenter en alternance de chaque passage de candidats, l’avancée de ses dernières recherches sur les problématiques émotionnelles. Il a observé que chaque phase de personnalité implique un chemin personnel spécifique dans les émotions, lequel, semé d’embûches psychologiques, constitue une sorte de rite de passage, de résolution de conflit avec soi-même menant à la paix intérieure ou au désordre.

Et Jésus dans tout ça ?

Dans notre groupe, en 1997, je fais la connaissance de Bruno, ancien prêtre qui a déposé la robe au vestiaire car il lui est arrivé une bien belle chose : il est tombé amoureux. Un jour qu’il m’entend évoquer la vie de Jésus au travers de Process Com il me demande si j’ai une idée de son profil complet sur six étages. Jamais avare d’un bon mot, même si mes bons mots sont rarement gratuits, je lui lance sans avoir vraiment pesé le poids de ma phrase : Une chose est sûre, Jésus n’avait pas beaucoup d’Empathique dans sa structure de personnalité ! Bruno s’assoit, interloqué et amusé, et me dit : Alors ça ! J’aimerais bien que nous en parlions, parce que j’aurais sans doute dit le contraire. Le soir tombait, nous étions bien. L’été parisien peut être parfait quand il le décide. Dans les jardins de ce beau lieu de séminaire appelé Club Foch, à la faveur d’une petite brise agrémentée d’un petit rosé sans orgueil, nous entamâmes une longue conversation pour composer ensemble un évangile selon sain Bruno et sain Jérôme. Vous notez au passage que je parle ici de bonne santé et non de sanctification.

Taibi Kahler et Jésus ?

Avant d’entreprendre la tâche délicate de revisiter la vie du Christ, je dois raconter l’anecdote qui se produira 13 ans plus tard, en aout 2010. Cette année-là j’ai fait venir Taibi Kahler à Paris pour animer deux séminaires d’exception sur les problématiques émotionnelles. Un soir que je le raccompagnais à son hôtel, je lui demandai s’il serait intéressé pour entendre le ‘gospel’ (évangile) selon la Process Com ? Intrigué il me dit : « go ahead, let’s hear it ! (Vas-y, écoutons çà !) A la fin de mon évocation qui dure près de 30 minutes, Taibi reste silencieux, un sourire discret à la commissure des lèvres. Taquin, il attend ma question qui ne tarde : Alors Taibi que pense-tu de notre nouvel évangile ? Il me répond : Jérôme je ne peux le valider. Je lui rétorque, un peu piqué et très déçu : Ah… pourquoi ? Il m’explique que mon interprétation induit que Jésus de Nazareth a, à certaines périodes de sa vie, montré des comportements de stress de second degré et qu’il ne peut valider cela. Très surpris je lui rappelle que les évangiles, synoptiques en tête, présentent des épisodes de masques de stress, par exemple, la fureur contre les marchands du Temple, ou encore Jésus appelant Pierre « Satan », voire lorsqu’il appelle ses disciples des imbéciles qui ne comprennent rien. Très calme Taibi me lance : – Ça ce sont les évangiles qui le prétendent ! J’en perds mon latin ! – Ah bon Taibi, tu ne donnes pas de crédit aux Évangiles officiels non plus ? Il éclate d’un grand rire sonore que lui connais quand il va faire une très grosse blague : – Jérôme… aurais-tu oublié que je suis juif ? Que j’ai aimé ce moment de partage et de complicité ! Bien sûr mon propos ici, en racontant cette anecdote, est de prendre la totale responsabilité de mon interprétation des écritures et que ni Taibi Kahler, ni le groupe Kahler Communication ne sont liés à ce que vous allez lire dans les lignes qui suivent. Même mon collègue Bruno, jamais revu depuis, ignore que je continue de narrer cette histoire. Aout 1997. La nuit est tombée depuis longtemps, les glaçons ont tous fondu dans le seau à glace de notre bouteille de rosé, Bruno sourit et tire sur sa pipe qui ne le quitte jamais. Je suis encore très ému de notre conversation. Je ne sais pas combien d’heures se sont écoulées. Je n’ai pas envie de rentrer chez moi et Bruno n’a pas très envie de regagner son hôtel. Voici le fruit de notre conversation, Bruno, le catholique convaincu et Jérôme, le pragmatique incrédule : Une interprétation du parcours de vie de Joshua le Nazaréen à la lumière de Process Com.

Chapitre I : La base Un jeune homme convaincu

Les évangélistes sont peu diserts sur l’enfance de Jésus puisque pour la plupart des textes retenus dans la tradition chrétienne, une fois racontés la grossesse de Marie, la naissance à Bethleem, la fuite en Égypte et le retour en Galilée, pas grand-chose.

Que savons-nous qui nous aiderait à identifier la Base ?

Jésus enfant, vit à Nazareth. Son père, Joseph est charpentier. Il semble que très jeune il se passionne pour les écritures. A Nazareth il est considéré comme un jeune prodige qui connait la Tora mieux que tout autre. Cela fait de lui un enfant brillant, intellectuel, sachant. Sa Base est donc ou Persévérant ou Travaillomane. Alors que savons-nous de lui tout au long de sa vie ? Qu’est-ce qui constitue l’essence de sa personnalité ? Le prêche, la mission, la relecture et redéfinition des lois religieuses, la foi absolue en l’avènement proche du royaume de Dieu. J’opte pour une Base Persévérant et donc une première Phase vécue Persévérant Jésus est un enfant habité par la conviction qu’il jouera sans doute un rôle de guide de ses sœurs et frères humains, le plus jeune rabbin qu’ait connu la riche1 ville de Nazareth.

Alors comment expliquer son premier changement de phase ?

Taibi Kahler avance que selon ses recherches, le changement de Phase est très souvent le résultat d’une confrontation inconsciente à l’émotion authentique la plus difficile à ressentir et vivre, selon la Phase. Pour la Phase Persévérant, l’émotion authentique est la peur, et en particulier la peur de n’être pas à la hauteur du rôle ou de la mission qui incombe à la personne selon elle. La manifestation au quotidien de la problématique de la peur serait de voir la personne confronter violemment son entourage qui ne croit pas comme elle et de prendre le risque de perdre ceux et celles que cette personne aime au prix de la mission qui lui incombe et qu’ils ne comprennent pas. Ce sont les seules raisonnables indications concernant la problématique de la peur pour Jésus.

Tous les évangélistes s’accordent à dire deux choses :

1. Jésus tout au long de son parcours dira qu’il faut le préférer lui, à nos pères et mères après avoir lui-même quitté et rejeté Marie qui le supplie d’arrêter ses folies et de rentrer à Nazareth2. 2. Il semble qu’il ait, non seulement quitté son foyer, et disparu plusieurs années dans sa vingtaine mais qu’il ait aussi parcouru le monde jusqu’en Orient. Je fais l’hypothèse que, Jésus très jeune, est confronté à la peur de la mission qu’il pense être la sienne. S’il est la proie du doute jusqu’à sa dernière journée de vie, il est aussi convaincu qu’un destin plus grand que lui, l’attend auquel il ne pourra échapper. Acceptant cette peur, il change de phase et décide de parcourir le monde pour comprendre, apprendre et vérifier ce dont il est convaincu sans en avoir la moindre preuve. Il est intéressant de noter que Marc qui écrit le premier évangile3 est le seul des évangélistes à ne pas décrire une naissance magique au travers de la virginité de Marie. Sans doute que si Jésus avait été informé par ses parents ou ses proches d’une naissance due à l’Esprit Sain, cela lui aurait suffi comme démonstration factuelle qu’il était d’origine divine. Au risque de me fâcher avec mon ami Bruno, je crains que cette virginité ne soit une liberté prise par les évangélistes ou leurs nombreux traducteurs venus après Marc. Marc lui prête par ailleurs une famille de chair et de sang4. Une chose est certaine, Jésus désormais, jeune homme de presque vingt ans passe en Phase Travaillomane. Par voie de conséquence, il besoin d’informations et part en voyage.
1 Contrairement à l’imagerie populaire la famille de Joseph n’est pas pauvre. Joseph est maitre charpentier, à quelques lieues seulement de la ville de Sepphoris en reconstruction depuis la révolte de l’an 4 avant Jésus Christ. Le travail ne manque pas. De plus, Jésus son fils est décrit par Marc dans son évangile pas seulement comme Charpentier mais « Tekton » qui en grec renvoie plutôt à des expertises multiples comme le travail des métaux et la pierre et bien sûr le bois. On notera que Mathieu préfère donner à Jésus le titre de « Fils de Charpentier » 2 Évangile selon Marc III, 31-35 3 L’évangile de Marc est daté autour de 70 après Jésus Christ. Chronologiquement c’est le premier évangile écrit. Ceux de Luc et Mathieu arrivent entre quinze et vingt ans plus tard. 4 Dans l’évangile de Marc, on lira que Joseph et Marie étaient les parents de Jésus et cite une famille nombreuse avec des frères et sœurs.

Chapitre II : La révélation Du premier vers le second changement de Phase

256x163-evangile1Les évangiles parlent abondamment de la relation avec Jean le Baptiste qui en 20 après Jésus Christ est connu et reconnu comme le prophète le plus influent de Palestine. Il baptise à tour de bras dans les eaux du Jourdain et annonce que la condition pour éviter la fureur de Dieu est d’accepter de vivre dans le dénuement et d’accepter son baptême. Jean est à la fois admiré et craint. Ses interventions sont souvent spectaculaires, tonitruantes et son charisme est légendaire. Revenu de ses voyages qui semblent l’avoir porté jusqu’en Orient, Jésus rend visite à Jean. Sans doute veut-il vérifier la perception d’un homme qu’il respecte et qu’il tient pour un vrai prophète. En Phase Travaillomane, Jésus recherche un expert ! Les écritures racontent qu’à l’arrivée de Jésus, Jean recule et lui dit que ce n’est pas à Jean de baptiser Jésus mais à Jésus de baptiser Jean. Jésus refuse. Il n’est pas encore parfaitement prêt ! Tant qu’il n’est pas certain de son destin, il doit encore s’informer. C’est donc Jésus qui s’agenouille dans les eaux du Jourdain pour que Jean le baptise. Phase Travaillomane ? Trouve-t-on dans les écritures des indices clairs de la problématique du chagrin du Type Travaillomane. Selon Kahler nous devrions observer la manifestation d’éclats de colère frustrée pour couvrir inconsciemment le chagrin et le deuil. On trouve partout dans les évangiles des mentions faites à l’impatience du Christ à l’égard de ceux qui posent des questions qu’il considère hors sujet et les éclats de colère frustrée qui s’ensuivent. Il ira même un jour jusqu’à insulter ceux qu’on appelle les apôtres pour la pauvreté de leur raisonnement5 « Quelle bande de mécréants vous êtes ? Combien de temps vais-je devoir vous supporter ? Jusqu’à quand devrai-je rester avec vous ? ». (Notons au passage le besoin de structuration du temps exprimé de manière négative 😊) Jésus pendant sa vingtaine est ainsi selon moi, en phase Travaillomane, il explore le monde pour glaner de l’information et finit par s’adresser au seul expert reconnu de Palestine : Jean le Baptiste. Ce dernier voit en lui un élu du ciel et le lui dit, confirmant ainsi ce que Jésus pressentait. Jésus a alors trente ans. Je fais l’hypothèse que Jésus, après la révélation par Jean qu’il est un élu d’exception, est confronté à un deuil de taille, celui de sa nature mortelle. Je n’ai aucun mal à imaginer que la peur de l’ampleur de sa mission fasse alors place au chagrin à l’idée de devoir laisser derrière soi une vie simple et un destin humain pour accomplir une tâche apparemment prédestinée.

Deuxième changement de Phase :

256x163-evangileC’est à la suite de La révélation par Jean que j’identifie le deuxième changement de Phase du Nazaréen, de la Phase Travaillomane à la Phase Rêveur. La révélation par Jean est si violente que Jésus marque un temps d’arrêt. Il refuse de baptiser Jean et demande au contraire d’être baptisé par lui. Puis il part s‘isoler dans le désert quarante jours pour y attendre un signe divin et sans doute une feuille de route ! 6 Il attend un signe. Il cesse son voyage. Il se pose. Il n’est pas décidé encore… Pendant cette longue période de jeûne et d’attente, il aura des visions de l’esprit malin qui tente de le manipuler pour d’une part, prouver qu’il est de nature supernaturelle, d’autre part, pour acheter son adoration. Le Nazaréen reste fort devant ces manœuvres. Il attend. Passivement. Une vision viendra le sortir de sa torpeur et il peut enfin décider d’accepter son destin et accomplir la Mission. C’est le deuxième acte de la vie de Jésus après la Révélation, la Mission. Je fais l’hypothèse que cette période de 40 jours et 40 nuits7 correspond à la Phase Rêveur. Notons au passage que dans la matrice d’identification Process Com il entre dans la zone des déclencheurs externes.

Que savons-nous ?

Après avoir entrepris pendant presque trente ans, de lui-même, un voyage et une recherche spirituelle pour définir sa mission, cette fois, il s’isole et se met en position d’attente. Le déclencheur n’est plus interne (je dois) mais il devient externe (qu’attend l’Éternel de moi ?) Notons aussi qu’il éprouve sa propre force de caractère lorsqu’il est visité par des visions de Belzebuth venant le tenter en vain. Le Driver Sois-Fort, de la Phase Rêveur, ou force de caractère de la Base Persévérant. C’est à la suite d’une vision qu’il prend sa décision de reprendre le cours de son projet de vie. La problématique est résolue. La problématique identifiée par Kahler pour la Phase Rêveur est celle du sentiment de puissance nécessaire à la prise de décision significative. Lorsqu’une personne en Phase Rêveur fait l’expérience de cette problématique, elle met entre les mains des autres les décisions significatives pour sa vie, donnant ainsi l’image d’une personne qui attend passivement que « la vie décide pour elle » Ce comportement est renforcé par un sentiment diffus d’impuissance face à toutes les décisions qu’il faut prendre dans la vie. Après quarante jours et quarante nuits, Jésus se lève et prend la décision d’effectuer la mission malgré l’absence de feuille de route. Il n’a que trop attendu. Il prend ce jour-là deux autres décisions importantes :
  1. Il va retourner voir le prophète Jean et le baptiser pour affirmer son propre destin à la face du monde
  2. Plus jamais il n’ira seul et va s’entourer désormais de disciples choisis avec lesquels il ira par les routes annoncer la bonne nouvelle !
Pour les fans de Process Communication, retenons que les trois premiers étages de Jésus de Nazareth sont dans l’ordinateur, siège de la pensée. Si Au commencement était le verbe dans l’introduction de l’évangile de Jean, et le verbe était Dieu. Ici, c’est la parole8 qui est mise en valeur. Le Verbe s’est fait chair par le Christ et par essence, le Verbe ne serait fondamentalement que Pensée

Chapitre III : La mission Troisième changement de Phase

Rappelons que lors de sa première rencontre avec Jean le Baptiste, ce dernier demande à être baptisé par Jésus. Jésus refuse alors en disant que le moment n’est pas encore venu. S’agirait-il d’un scénario « tant que » ? Le premier geste significatif de Jésus en quittant la phase Rêveur sera de retourner voir le prédicateur Jean pour cette fois le baptiser lui-même. Alea jacta est, le sort en est jeté ! Dans la foulée de cette décision à la portée symbolique énorme Jésus se rend à Capharnaüm pour retrouver des amis qu’il avait présentés à Jean pour qu’ils devinssent ses disciples. Il s’agit de Pierre, André et Philippe. A Capharnaüm il leur propose de désormais le rejoindre et le suivre lui, Jésus. C’est le début d’une nouvelle ère dans la vie du Christ. Il va très rapidement constituer autour de lui un groupe de fidèles qu’on appelle parfois disciples, apôtres ou encore « les douze ». Les évangiles apocryphes en dénombrent bien d’avantage. Le nombre de douze est une habile création des évangélistes pour renvoyer aux douze tribus d’Israël, mais là n’est pas le sujet. Je me souviens que notre conversation d’un soir d’été avec Bruno connut ici un instant de désaccord. Phase Rebelle ou Phase Empathique ?

Que savons-nous ?

Après le baptême de révélation dans les eaux du Jourdain, Jean est arrêté et assassiné par le roi Hérode Antipas. Jésus est désormais le seul prophète pris très au sérieux en Palestine pour guider et pourquoi pas régner sur le peuple juif. Seulement voilà ce n’est pas son projet. Son projet c’est la Mission. Cette mission consiste à réunir autour de lui le plus de gens possible pour leur annoncer la bonne nouvelle : Le royaume de Dieu est à nos portes. Il suffira de laisser ce que l’on possède à ceux qui en ont besoin et de nous aimer les uns les autres et en particulier d’aimer celui qui ne nous aime point et veut notre malheur. Ainsi Jésus vient-il contrer de manière radicale l’ancien testament et les enseignements des prêtres du Sanhedrin, le grand conseil religieux juif. Fini, Œil pour œil, il faut désormais tendre l’autre joue. Dieu est amour et non punition et loi. « Fuyez les prêtres » dira Jésus. Il viendra bien souvent délivrer un message contraire aux enseignements séculaires de l’église. Dois-je en dire plus pour clarifier pourquoi avec Bruno je persévérais à penser que ceci ne correspond pas à une Phase Empathique, au grand dam et amusement de mon compère de conversation ? Prêcher l’amour n’est pas le faire ni le montrer. Prêcher n’est pas donner. C’est encore la base Persévérant que l’on entend ici et non la Phase Empathique. Les comportements décrits par les évangélistes pendant la mission ne pointent pas vers un Jésus chaleureux, mais plutôt vers un Jésus énergique, révolté et festif (je reviendrai sur ce mot dans quelques lignes). Toute cette période est aussi celle des miracles et des guérisons, que Marie et les frères de Jésus appelait folies. La lecture des évangiles apocryphes décrit les miracles bien plus comme des séances tonitruantes d’exorcisme que la version douce décrite dans les évangiles synoptiques. Dans son récit, Marc n’y va pas par quatre chemins, il écrit que la mère et les frères de Jésus le croyait possédé par des démons. Quelques lignes plus tard, il décrit la scène ou Marie et ses fils viennent supplier Jésus de rentrer à Nazareth et Jésus leur répond : Qui sont ma mère et mes frères ? Il désigne alors les gens venus l’écouter et non sa famille désespérée. Voici ma mère, voici mes frères.9 Guère de manifestation positive du type Empathique ici. Où est la compassion envers les siens. Pas plus de manifestation du Driver Fais Plaisir ! Mon hypothèse et ma conviction sont que Jésus vient de passer en Phase Rebelle. Pourrions-nous dire que Jésus pendant la Mission est frondeur, provocateur, paradoxal ? Je reconnais volontiers que le catéchisme ne nous a pas proposé un Jésus blagueur et léger. C’est bien ici l’autre facette du type Rebelle de Jésus que j’ai découverte en lisant l’évangile de Mathieu entre autres. Il y déclare que Jésus avait deux surnoms de bon vivant : L’ivrogne et le glouton10. Bien sûr, il n’avait pas hérité de ces sobriquets de la part de ses meilleurs amis ! Jésus, un gourmand et un soiffard ?

Que savons-nous ?

Pendant toute cette période, Jésus rassemble autour de lui une équipe qui ne le quittera plus et avec qui il partage la route et le pain (des copains quoi !). Sa démarche consiste à faire prévenir dans les villages où il se rend que Jésus le faiseur de miracles arrive pour porter la bonne nouvelle. Il demande qu’une famille riche se prépare à recevoir tous ceux qui viendront et prépare le pain et le vin pour nourrir les auditeurs. Lorsque le vin vient à manquer aux noces de Cana par exemple il n’hésitera pas à aider à sa manière la fête à se poursuivre et s’arranger pour les amphores d’eau soit emplies de vin. Il va contre les principes de son temps en empêchant qu’on lapide la femme adultère ou en acceptant que Marie ointe ses cheveux et ses pieds avec un riche onguent. Les gens sont dans la confusion, le plus souvent. On ne trouve pas Jésus ou on l’espère, ni où on l’attend. Il surprend, il choque, il va à l’encontre des règles. Son message est en opposition quasiment polaire avec son temps. C’est bien un rebelle au sens premier du terme, plutôt qu’un révolté comme pouvaient l’être certains de ses apôtres en Phase Persévérant comme Judas ou Philippe ou encore bien sûr, Jean le Baptiste. C’est surtout une période joyeuse et festive pendant laquelle les chiens aboient et la caravane passe en riant, anticipant le royaume de Dieu et opérant des guérisons miraculeuses. La fête avant la tempête ! Bientôt, le conseil religieux du Sanhedrin va condamner à mort par contumace Jésus de Nazareth et il sera pourchassé. Sa rébellion contre le système établi est sur le point de lui coûter la liberté et la vie. Taibi Kahler décrit la problématique émotionnelle de la Phase Rebelle comme étant celle de la compassion ressentie lors de la responsabilité d’un dommage causé à autrui. La personne qui en fait l’expérience doit intégrer la part qui est la sienne dans la souffrance qu’elle peut infliger à autrui. Ceci passe la compassion authentique. Reconnaitre notre responsabilité dans le dommage causé à autrui, et faire preuve de l’humilité qui vient avec, est l’indice que la problématique est résolue. Dit encore plus simplement, avoir l’humilité de présenter des excuses sincères lorsque l’on a causé un dommage à autrui. Assumer sa responsabilité. Selon Kahler une condition essentielle pour résoudre cette problématique est l’amour de soi. Les personnes en phase Rebelle qui en font l’expérience résument le cycle douloureux de cette problématique avec la phrase : J’en veux à tout le monde de mes problèmes ! Pas l’ombre d’une phrase comme celle-ci dans la bouche Christ.

Que savons-nous ?

Jésus, pendant cette période va, à la fois vivre des moments de joie intense, comme lorsqu’il est reçu avec tant d’amour dans les villages, et de découragement inouï, comme lorsqu’il se retrouve submergé par la tâche de guérison qu’on attend de lui partout. Il sera autant adulé par ceux qui le suivent que critiqué, voire condamné, par les intellectuels, le pouvoir en place, les zélotes qui préfèreraient le combat armé à ses messages d’amour de l’autre. Quoi qu’il fasse, il est coincé. S’il arrête de sauver ses frères c’est un lâche, s’il continue dans cette direction, ça ne va pas assez vite et pendant ce temps sa renommée explose. Jésus Christ Superstar ! C’est dans ce contexte qu’un drame va se dérouler et déclencher une chaine inexorable qui le mènera à la croix, responsable de son propre malheur en quelque sorte ! Ce drame c’est la mort de son ami Lazare, un riche propriétaire qui a embrassé sa cause et l’a souvent reçu, voire caché et protégé quand il était poursuivi. Dans les évangiles, Lazare est décrit comme « l’homme que Jésus aime ». Jésus va alors commettre un geste irréversible et utiliser ses pouvoirs pour ramener Lazare à la vie. Pour ceux qui ne croient pas aux miracles, l’incident de Lazare est souvent décrit comme une guérison spectaculaire. C’est le miracle de trop qui va aboutir à un drame. En effet, les prêtres et les Zélotes sont horrifiés par ce miracle dont tout le monde parle. Ils envoient des sicaires (assassins) pour tuer Lazare qui après être revenu de la mort meurt donc de nouveau. Voici ceux qui l’aiment un fois de plus en deuil ! Cet horrible dénouement représente une confrontation majeure pour Jésus à sa responsabilité dans cette série d’évènements :
  • Il est responsable d’un second deuil pour ceux qui aiment Lazare.
  • Avait-il le droit d’utiliser ses dons pour s’éviter le chagrin ?
  • Quelle est sa véritable mission ?
  • Peut-il continuer à festoyer dans les villages alors que la révolte gronde et que son meilleur ami est mort par sa faute ?
Comme le dit Stan Lee, l’auteur de Spiderman : Avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités. C’est l’heure de l’action. Fini de faire la fête. Jérusalem va entendre et voir de quel bois le Fils de l’Homme se chauffe !
2 Évangile selon Marc III, 31-35 3 L’évangile de Marc est daté autour de 70 après Jésus Christ. Chronologiquement c’est le premier évangile écrit. Ceux de Luc et Mathieu arrivent entre quinze et vingt ans plus tard. 4 Dans l’évangile de Marc, on lira que Joseph et Marie étaient les parents de Jésus et cite une famille nombreuse avec des frères et sœurs. 5 Mathieu – XI, 19 : « Quelle bande de mécréants vous êtes ? Combien de temps vais-je devoir vous supporter ? Jusqu’à quand devrai-je rester avec vous ? » 6 Marc I, 12-13 : « Après que Jésus a été baptisé par Jean, l’Esprit poussa Jésus au désert. Durant 40 jours au désert, il fut tenté par Satan… » 7 Les expert Process Com pourront arguer que pour valider un changement de Phase Taibi Kahler demande 8 Dans l’Évangile de Jean écrit en grec, c’est « logos » qui est au commencement c’est-à-dire, dans notre langage du XXIème siècle le « mot » et non le « verbe ». 9 Évangile selon Marc III, 31- 10 Évangile selon Mathieu XI, 19

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Chapitre IV : La passion Quatrième changement de Phase

Le changement de paradigme chez Jésus est indiscutable ! Qu’on l’appelle de Phase ou pas, le ton est radicalement différent et le Nazaréen amène dans sa colère une énergie nouvelle et inédite !

Que savons-nous ?

Selon l’évangile que vous lirez, l’entrée finale de Jésus à Jérusalem se fait la veille de Pâques selon certains auteurs, veille d’Hanoukka pour d’autres. Nous retiendrons que rien ne semble fait au hasard. Pendant que Jésus entre sur le dos d’un âne, humble et célébré par l’entrée ouest de Jérusalem, au même moment à l’entrée sud, le préfet Romain Ponce Pilate fait une entrée spectaculaire de retour d’une campagne d’anéantissement d’un groupe de dissidents. Est-ce une coïncidence ? Une mise en scène ? Un acte de charme ? Puis Jésus se rend au temple et exprime une colère dévastatrice ! Il annonce qu’il en a fini avec les messages d’amour. Cette fois il amène le glaive ! Il renverse les échoppes des marchands du temple qui proposent des animaux en sacrifice. Il invective les prêtres et dit à la foule venue l’écouter de cesser de les suivre. Il annonce qu’il va détruire le temple et que Dieu le reconstruira en moins de trois jours… Tout ce vocabulaire guerrier, ces menaces, cette nouvelle tonalité, ce risque inouï de confronter le pouvoir en place dans ses propres murs, tout cela ressemble fort à l’entrée dans la Phase Promoteur et plutôt pas une entrée par la partie positive de cette Phase. Les indices de comportements sous stress sont foison cette fois : L’amour devient la guerre et la Mission devient Passion. Jésus comprend et sait qu’il doit mourir. Les théologiens aujourd’hui encore se disputent sur la raison pour laquelle il pense qu’il doit mourir, est-ce pour la rémission des péchés du monde ou pour les siens propres commis en tant qu’homme ? Doit-il assumer sa responsabilité comme un homme pour devenir ensuite un Dieu ? Je n’ai pas la réponse mais j’y vois une problématique de la responsabilité transcendée par la Passion. Ainsi la mort du Christ sur la croix peut-être le moyen d’accomplir ce qui doit l’être. Il va passer quelques heures dans la Phase Promoteur, et quelles heures ! On les appelle la Passion, mot clé du type de personnalité Promoteur. Jésus dans cette poignée d’heures avant son arrestation montre des signes évidents de la phase Promoteur. Il est aisé de voir une manipulation et un jeu d’influence psychologique sur Pierre et sur Judas. Fixant Pierre, son plus fidèle, dans les yeux il lui affirme : « Tu m’auras renié par deux fois avant que le coq n’ait chanté par trois fois ». Plus tard Pierre s’effondre en larmes pour l’avoir fait. Tout au long du dernier repas Jésus va faire monter la pression sur Judas à son pinacle. « En vérité je vous le dis, l’un de vous me livrera ». Puis quelques minutes plus tard, alors peut-être que l’Iscariote est sur le point de servir du taboulé, Jésus ajoute : « celui-là qui mange au même plat que moi, celui-là me trahira» et pour finir, il s’adresse directement au zélote et lui dit : « Va faire ce que tu dois faire maintenant ». Ce n’est pas manquer de respect que de dire que Jésus ici place la dague du traitre dans les mains de son plus fidèle ami, scellant ainsi leurs deux destins. Une chose que j’ai beaucoup de mal à comprendre : Si Judas, un homme brillant, avait vraiment eu l’intention de trahir Jésus, et non d’accomplir une mission pour lui, pourquoi se suiciderait-il ensuite ? Mon interprétation est qu’il n’avait pas imaginé que le Sanhedrin ferait mourir son ami et qu’il s’est pendu par désespoir. Taibi Kahler décrit pour la Phase Promoteur la problématique émotionnelle du lien et de l’attachement. Son impitoyable mécanique est produite par la peur de l’abandon. Sujettes à cette peur existencielle, les personnes dont c’est une problématique active vont faire en sorte de se faire abandonner afin de ne pas être abandonnées. Comment ? Par la manipulation. Si Jésus ordonne à Pierre de le renier, il est lui-même l’artisan de l’abandon auquel il s’attend de la part de Pierre dans les prochaines heures. Judas, son plus fidèle et plus intelligent disciple subira la plus injuste des manifestations de cette paradoxale attitude. Je vais te faire me trahir (m’abandonner) comme ça tu n’auras plus la possibilité de le faire de ton propre chef ! La dernière nuit Jésus demande à ses apôtres de veiller avec lui sur le Mont des Oliviers ils se sont retranchés. Mon âme est triste à mourir, dit-il à Pierre Jaques et Jean, restez avec moi.11 Les quatre évangiles racontent tous que par deux fois il les surprendra endormis. – Pas un de vous ne restera donc éveillé avec moi ? Jésus est abandonné par ses apôtres peu après qu’il leur a indiqué qu’il serait arrêté. Mais il est vrai que les évangiles officiels, les synoptiques, ne sont guère tendres avec les disciples ! Vient alors le moment que je considère le plus fascinant de l’histoire de la passion, la prière de Gethsémani12 jesus-1Jésus, ce soir-là, triste et seul implore la compassion de Dieu en lui demandant d’éloigner la coupe (la mort) de ses lèvres, puis se ravise aussitôt en disant : fais ta volonté pas la mienne. J’oserai ici encore une lecture Process Com : Jésus enfin prêt à assumer le lien filial avec le Père dans la zone Empathique fait appel à sa compassion et se ravise aussitôt pour affronter (Promoteur) avec courage la mission qui lui incombe (Persévérant) à savoir de mourir pour accomplir ce qui doit être. Cette prière est un des moments les plus poignants des évangiles ou l’homme Jésus, convaincu de sa dualité Humain/Divin lutte contre puis avec sa destinée. Je m’étonne qu’on n’en ait pas encore réalisé un film 😊 Une fois Jésus arrêté, il va supporter les pires souffrances. Rappelons qu’entre une Base Persévérant et une Phase Promoteur, la torture n’est pas très utile. Il va continuer à jouer avec les nerfs de ses tortionnaires. Quand Ponce Pilate l’interroge, les réponses évasives de Jésus créent chez le préfet de Rome une envie obsessionnelle de se laver les mains. –Es-tu le roi des juifs, il parait que tu dis que tu l’es… Jésus répond : Mon royaume n’est pas de ce monde.Ah s’écrie le préfet romain, tu es donc un roi !C’est toi qui le dis, rétorque Jésus. Ulcéré Pilate ordonne qu’on le mette à mort et vocifère qu’il « se lave les mains du sang de ce juste » bref, lui aussi semble adepte de la problématique de la responsabilité puisqu’il refuse la responsabilité d’une mort qu’il vient d’ordonner. –Pas ma faute, mais la sienne et la vôtre ! Tous ces nœuds dans la tête de Pilate, de Judas, de Pierre, ressemblent fort au résultat de la manipulation en cours, laquelle conduira Jésus sur le Mont Golgotha. Sur la croix, une série de propos prêtée au supplicié sur le point de rendre son dernier souffle confirme que le dernier changement de Phase vers Empathique est en cours… mais voilà, le temps, lui, manque.

Que savons-nous ?

La problématique de la Phase Promoteur passe par l’acception de l’amour que nous donnons et recevons ainsi que l’acceptation de la possibilité d’être abandonné. En d’autres termes au lieu de craindre d’être abandonné, la personne accepte de s’abandonner à l’amour avec les risques que cela entraine. Sur la croix dans ses derniers souffles, voici les propos que l’on prête à Jésus : -Père… pourquoi m’as-tu abandonné ?Entre tes mains je remets mon Cette fois tout est accompli ! Jésus finira donc bien par « s’abandonner » à l’amour de celui qu’il appelait son père et accepter le lien qui les unit. A ce point du récit se pose la question, que faire de la résurrection ? Marc, sur ce sujet, reste prudent, son évangile conclut de la manière suivante : Au troisième jour un groupe de femmes se rendit au tombeau et constata que le corps de Jésus avait disparu. Ala place elles trouvent un jeune homme vêtu de blanc qui dit l’avoir vu se réveiller d’entre les morts. Prises de panique, elles s’enfuient. Luc, Matthieu et Jean, eux, raconte avec enthousiasme et force détails la résurrection que Marc ne mentionne pas. Pour valider la traversée des six phases de la structure humaine voici mon interprétation de ce dernier épisode des évangiles et mon cadeau d’athée sympa à mes amis croyants.  

Épilogue : La Resurrection

Ultime changement de Phase

Alors pas de Phase Empathique pour Jésus ? Bien sûr allons ! Selon la croyance chrétienne le Christ est ressuscité après trois jours et a laissé un message d’amour et d’espoir à ses disciples pour le reste du monde.

Que disent les trois enthousiastes évangélistes ?

Jésus serait revenu, nimbé de lumière, la voix douce et rassurante. Il serait apparu à ses plus fidèles parmi les douze et leur aurait dit de ne pas s’inquiéter, d’aller dans l’amour porter la parole et qu’il attendait dans les cieux à la droite du père pour recevoir ceux qui croyaient dans son message de paix et de bienveillance. Bref Jésus se serait rendu plaisant à regarder et écouter et serait venu rappeler qu’il attendait les femmes et les hommes de notre terre dans l’amour de Dieu. Si ce n’est pas de l’amour inconditionnel, de la compassion, de la sensibilité alors je rends mon tablier Process Com ! Non seulement Jésus finira par vivre la Phase Empathique mais il va la sublimer en en faisant son dernier message et sa dernière enveloppe. Presque une nouvelle Base, puisqu’il est revenu de parmi les morts ! Lorsque ses derniers mots sur la croix furent « Tout est accompli » peut-être cela voulait-il dire : J’ai fait tout le parcours des hommes mortels, j’ai connu toutes leurs phases et problématiques, je les éprouvées dans ma tête comme dans mon cœur et dans mon corps aussi. Si Dieu a fait l’homme à son image, je connais toute l’image de l’homme désormais. Jérôme Lefeuvre 15 août 2021 (Sainte Marie)  

Je dédie cet hommage

à ma grand-mère maternelle Maryana, qui me faisait embrasser une statuette de la vierge avant de m’endormir et qui me racontait la vie de Jésus comme si c’était une aventure de Jules Verne.

J’offre cet évangile

à mon épouse Delphine qui croit pour nous deux et je m’en sens infiniment protégé.

Je remercie

mon ami et complice Pierre qui m’a encouragé à écrire ce texte qui jusque-là faisait partie de la seule tradition orale scrutée par la censure des raisonnables. Sources principales : Les Évangiles Les Quatre : Matthieu Marc Luc Jean – Desclée De Brouwer; 5e édition (7 octobre 2005) L’Évangile de Thomas – Jean Yves Leloup – Michel (23 septembre 1986) L’Évangile de Judas – Rodolphe Kasser et al. – Flammarion 7 novembre 2008) Les Évangiles Apocryphes – Gustave Brunet – Unicursal (14 mars 2020) Évangile selon le fils – Norman Mailer – Plon (26 mars 1998) Jésus de Nazareth – Paul Verhoven – Aux forges de Vulcain Jésus – Jaques Duquesnes – Flammarion (27 septembre 94) La dernière tentation du Christ – Nikos Kazantzaki – Presses pocket édition (26 juillet 1999) Et bien sûr : Le grand livre de la Process Thérapie – Taibi Kahler – Eyrolles – 1er édition (14 janvier 2010)
11 Luc XXII, 33 12 Nom donné au Monts des Oliviers à Jérusalem

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